J’ai toujours été passionnée par la protection de l’environnement et la défense de sa conservation. Ayant une formation en éducation à l’environnement, je savais que la passion seule ne suffisait pas : j’avais besoin des connaissances, des compétences et des réseaux nécessaires pour traduire cet engagement en changements politiques concrets. Le master SPIBES m’a offert exactement cela : un programme rigoureux, ancré dans une perspective internationale, qui relie la recherche scientifique aux processus politiques qui déterminent la manière dont la biodiversité est gérée à travers l’Afrique.
Ce qui m’a le plus attiré dans ce programme, c’est la possibilité d’apprendre à dialoguer directement avec les décideurs politiques — non seulement pour comprendre la science de la biodiversité et des services écosystémiques, mais aussi pour savoir comment la communiquer efficacement à différents publics et dans différents contextes. Cette compétence s’est avérée être l’un des atouts les plus précieux que j’ai acquis. Je rédige désormais des notes d’orientation, des notes techniques et des articles de recherche scientifique avec une assurance que je n’avais pas auparavant, et je sais adapter ma communication en fonction de mon interlocuteur.
Le programme a également transformé mes compétences techniques. Avant le SPIBES, mes connaissances en gestion de projet, en conception de recherche et en analyse de données étaient limitées. Je travaille désormais avec des outils SIG et de télédétection dans le cadre de mon travail de terrain de master dans la réserve forestière de North Swaka, dans la province centrale de Zambie, où j’étudie comment les écosystèmes forestiers sont gérés et conservés sur le terrain.
L’aspect le plus enrichissant de SPIBES a sans doute été les liens qu’il a permis de tisser. J’ai participé aux évaluations de l’IPBES en tant qu’évaluateur externe pour les évaluations NEXUS et sur le changement transformateur, j’ai assisté à l’atelier régional du CABES à Abidjan en octobre 2022, et j’ai rencontré le point focal national de l’IPBES pour la Zambie — avec lequel j’ai depuis eu des discussions régulières sur la manière de renforcer l’interface entre science et politique dans mon pays. Ces interactions m’ont permis de mieux comprendre comment fonctionne la conservation de la biodiversité au niveau international, et comment la Zambie peut s’y engager plus efficacement.
Mon objectif est de continuer à construire ces ponts — entre la science et la politique, entre les communautés locales et les cadres internationaux, et entre les connaissances que nous générons et les décisions qui déterminent l’avenir de nos ressources naturelles.































