Je suis arrivée au master SPIBES avec une formation en économie et gestion agropastorales, et un intérêt particulier pour l’interface entre science et politique. C’est précisément sur cette interface — cet espace où les résultats de la recherche rencontrent les décisions qui régissent la gestion de la biodiversité et des écosystèmes — que je souhaitais construire ma carrière. Ce programme m’a donné les bases nécessaires pour y parvenir.
Les compétences acquises grâce au programme SPIBES m’ont été directement utiles dès l’obtention de mon diplôme. Je me suis appuyée sur ma formation en évaluation des impacts environnementaux et sociaux pour contribuer à des projets avec EBS Advisory, et j’applique des méthodes de coproduction de connaissances, de recherche interdisciplinaire et de gestion de projet dans mon rôle actuel d’assistante de projet au sein du projet CABES à l’Université Félix Houphouët-Boigny. Le programme m’a également aidée à renforcer mon anglais — une compétence essentielle pour travailler au sein d’équipes multiculturelles et multilingues — et a considérablement élargi mon réseau professionnel.
Certaines de mes expériences les plus enrichissantes ont été acquises grâce à ma participation aux processus internationaux de gouvernance de la biodiversité. J’ai collaboré avec le Point focal national de l’IPBES en Côte d’Ivoire pour soutenir le processus d’évaluation dans les secteurs politiques concernés, et j’ai contribué à la révision des documents d’évaluation de l’IPBES — notamment l’évaluation des valeurs diverses et de l’évaluation de la nature, ainsi que l’évaluation thématique de l’utilisation durable des espèces sauvages. J’ai également travaillé avec le point focal national de la CNULD sur des projets et des événements, notamment la quinzième Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification.
Pour un jeune scientifique ivoirien, ces opportunités ont été transformatrices. Le SPIBES ne m’a pas seulement apporté des connaissances — il m’a donné une place dans le débat mondial sur l’avenir de la biodiversité, ainsi que la confiance nécessaire pour y contribuer.































