Plateforme nationale sur la science, les politiques et les pratiques en matière de biodiversité et de services écosystémiques (en voie de devenir une « Commission nationale sur la biodiversité et les services écosystémiques » dotée d'un statut juridique)
Les origines de la plateforme
Au Gabon, les efforts visant à renforcer l’interface entre la science et les politiques nationales en matière de biodiversité sont menés conjointement par le Point focal national de l’IPBES, le Point focal national de la CDB et l’ONG nationale Forêts-Développement, avec le soutien du CABES.
Le processus a officiellement débuté en décembre 2024 par une série de consultations participatives et inclusives visant à mettre en place un mécanisme de coordination structuré et multipartite pour la biodiversité. Un premier atelier national a réuni les principaux ministères et institutions chargés de la gestion de la biodiversité — notamment ceux de l’Environnement, de l’Eau et des Forêts, de l’Agriculture, de la Recherche et de la Santé, ainsi que des organisations de la société civile et des ONG — afin de jeter les bases d’une plateforme nationale.
Les discussions menées lors de la révision de la Stratégie nationale et du Plan d’action pour la biodiversité (SNPAB) du Gabon ont encore renforcé la nécessité d’un organe permanent et intersectoriel capable de coordonner la science, les politiques et les pratiques. Ces consultations ont abouti à un accord sur la mise en place d’une structure multipartite officielle, initialement conçue comme une Commission nationale de la biodiversité.
Dès le départ, l’approche a mis l’accent sur :
- une large appropriation institutionnelle,
- la coordination interministérielle, et
- un engagement accru de la communauté scientifique nationale.
État d’avancement
Les progrès réalisés entre 2025 et 2026 se sont concentrés sur la mise en place d’un cadre juridique et institutionnel solide pour la plateforme.
Douze réunions de travail structurées entre le point focal de l’IPBES et Forêt-Développement ont permis de rédiger :
- d’un cahier des charges,
- de dispositions de gouvernance, et
- d’un projet de décret réglementaire établissant le mandat, les fonctions, l’organisation et les procédures de fonctionnement de la plateforme.
Une étape clé a été la retraite de prévalidation qui s’est tenue du 9 au 12 octobre 2025 à Nkok/Ntoum, réunissant le ministère de l’Environnement, le Fonds mondial pour la nature (WWF) et d’autres parties prenantes nationales afin d’examiner et de renforcer le projet de texte. Les participants ont approuvé l’orientation prise et ont convenu de renommer l’organisme « Commission nationale sur la biodiversité et les services écosystémiques », reflétant ainsi un mandat scientifique et politique élargi, aligné sur l’IPBES et le Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal.
Depuis le début de l’année 2025, les activités de sensibilisation se sont également étendues afin de renforcer la participation scientifique. Des réunions d’information et de coordination ont été organisées avec :
- la communauté scientifique du Dialogue exécutif Calestous Juma, hébergée par l’Agence de développement de l’Union africaine (AUDA-NEPAD),
des instituts de recherche nationaux tels que le CENAREST, - des universités, notamment l’Université Omar Bongo et
- l’Université des sciences et technologies de Masuku, et
- des associations sectorielles dans les domaines de l’agriculture, de la pêche et de la sylviculture.
Ces initiatives permettent de constituer un vivier national d’experts prêts à contribuer aux évaluations de l’IPBES et à l’élaboration de politiques fondées sur des données factuelles.
Formalisation et statut juridique
Le Gabon en est désormais aux dernières étapes de la formalisation de la plateforme par le biais d’un décret réglementaire.
Le projet de décret a été soumis au ministre de l’Environnement en mars 2025 afin d’être transmis pour signature présidentielle. Si des changements administratifs ont ralenti le calendrier, les préparatifs techniques se sont poursuivis.
À la suite de la retraite d’octobre, les prochaines étapes comprennent :
- la préparation de la documentation d’accompagnement (y compris une note explicative),
- la soumission du décret finalisé pour signature et promulgation,
- un atelier de validation du cadre juridique et institutionnel, et
- la mise en place des organes fonctionnels de la Commission (secrétariat, structure d’adhésion et procédures opérationnelles).
Dans la pratique, la coordination opérationnelle est déjà en cours, ce qui signifie que la plateforme fonctionne de manière informelle en attendant sa pleine reconnaissance juridique.
État d’avancement
Les progrès réalisés entre 2025 et 2026 se sont concentrés sur la mise en place d’un cadre juridique et institutionnel solide pour la plateforme.
Douze réunions de travail structurées entre le point focal de l’IPBES et Forêt-Développement ont permis d’élaborer :
- un cahier des charges,
- des dispositions de gouvernance, et
- un projet de décret réglementaire établissant le mandat, les fonctions, l’organisation et les procédures de fonctionnement de la plateforme.
Une étape clé a été la retraite de prévalidation qui s’est tenue du 9 au 12 octobre 2025 à Nkok/Ntoum, réunissant le ministère de l’Environnement, le Fonds mondial pour la nature (WWF) et d’autres parties prenantes nationales afin d’examiner et de renforcer le projet de texte. Les participants ont approuvé l’orientation prise et ont convenu de renommer l’organisme « Commission nationale sur la biodiversité et les services écosystémiques », reflétant ainsi un mandat scientifique et politique élargi, aligné sur l’IPBES et le Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal.
Depuis le début de l’année 2025, les activités de sensibilisation se sont également étendues afin de renforcer la participation scientifique. Des réunions d’information et de coordination ont été organisées avec :
la communauté scientifique du Dialogue exécutif Calestous Juma, hébergée par l’Agence de développement de l’Union africaine (AUDA-NEPAD),
des instituts de recherche nationaux tels que le CENAREST,
des universités, notamment l’Université Omar Bongo et l’Université des sciences et technologies de Masuku, et
des associations sectorielles dans les domaines de l’agriculture, de la pêche et de la sylviculture.
Ces initiatives permettent de constituer un vivier national d’experts prêts à contribuer aux évaluations de l’IPBES et à l’élaboration de politiques fondées sur des données factuelles.
Le projet - en bref
- Statut : Coordination opérationnelle en place ; formalisation juridique en cours
- Acteurs principaux : Point focal national de l’IPBES (Gabon), Point focal national de la CDB et Forêt-Développement
- Étapes clés :
- Atelier national de consultation (décembre 2024)
- Rédaction du projet de décret (2025)
- Séminaire de prévalidation (9-12 octobre 2025)
- Soumission du décret pour signature
Plans d'action annuels de la Plateforme nationale pour la biodiversité (en anglais uniquement)
Principaux succès et réalisations
- 12 réunions de travail techniques ont été organisées pour faire avancer le processus juridique et institutionnel.
- Un cahier des charges a été élaboré pour définir le mandat et la gouvernance de la plateforme.
- Un projet de décret portant création de la Commission a été élaboré et peaufiné à l’issue de consultations.
- La retraite de prévalidation d’octobre 2025 a permis de modifier et de renforcer avec succès le texte juridique.
- Accord sur la nouvelle dénomination : Commission nationale de la biodiversité et des services écosystémiques.
- Appropriation officielle du projet par le ministère de l’Environnement, signe d’une forte appropriation par le gouvernement.
- Contribution active à la mise à jour de la Stratégie nationale de conservation de la biodiversité et des services écosystémiques du Gabon (2026-2030), renforçant le rôle de la plateforme dans la planification nationale.
- Collaboration élargie avec les points focaux nationaux de la CDB et des Protocoles de Nagoya et de Carthagène afin de renforcer les synergies dans la mise en œuvre.
Partenariats clés et soutien
Le développement de la plateforme a été rendu possible grâce à une étroite collaboration entre :
- le Point focal national de l’IPBES
- Forêt-Développement
- le Point focal national de la CDB (le ministère de l’Environnement)
- le Fonds mondial pour la nature (WWF)
D’autres partenariats sont à l’étude avec :
- le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)
- l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)
- l’UNESCO
Ces collaborations visent à mobiliser un soutien technique et financier afin de renforcer le développement des capacités, l’engagement scientifique et la mise en œuvre.
Sens de circulation
À court terme, le Gabon s’attachera à :
- obtenir la signature du décret portant création de la Commission,
- officialiser de nouveaux partenariats et sources de financement,
- poursuivre les réunions périodiques avec les parties prenantes et la mobilisation d’experts, et
- renforcer les liens entre les données scientifiques, les processus de l’IPBES et la mise en œuvre de la politique nationale en matière de biodiversité.
La vision à plus long terme est celle d’un mécanisme national science-politique-pratique, doté d’un mandat légal et bien coordonné, qui soutienne :
- la mise en œuvre de la Stratégie nationale de conservation de la biodiversité et d’action en faveur de la biodiversité (NBSAP),
- l’intégration de la biodiversité dans tous les secteurs,
- un meilleur accès aux opportunités offertes par l’IPBES, et
- une prise de décision plus solide, fondée sur des données probantes.
Dernières mises à jour
Ateliers, publications et activités sur le terrain.































